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La disparition des forêts
primaires, la désertification en Afrique subsaharienne, la déforestation en
général sont des catastrophes écologiques : pertes d’habitats uniques, réduction
de la diversité animale et végétale et, vis-à-vis de l’effet de serre,
disparition de puits de carbone capable de limiter l’accumulation du CO2 dans
l’atmosphère. Alors pourquoi
dire que brûler du bois est une alternative écologique à la consommation
d’énergies fossiles ?
La réponse
réside dans les adjectifs renouvelable et pérenne. A condition que le bois brûlé
soit remplacé par de nouvelles plantations, la consommation du bois est neutre
du point de vue du cycle du dioxyde de carbone.
La croissance des nouveaux arbres absorbe l’équivalent du CO2 libéré par la
combustion. Pour peu que les cendres de combustion servent à enrichir des
sols cultivés ou forestiers, on a alors réalisé un cycle quasi parfait, alimenté
par l’énergie du soleil et qui peut se renouveler presque à l’infini. C’est
pratiquement le cycle naturel des forêts au fil des temps géologiques avec des
feux périodiques qui les régénèrent à intervalles plus ou moins espacés.
Toute la différence réside
donc dans le sort des zones dont provient le bois consommé. Si elles deviennent
des maquis, des prairies voire des déserts, le bilan écologique est négatif. Si
le bois provient de massifs forestiers entretenus, voire en croissance, comme
c’est le cas en Europe occidentale, alors la consommation de bois est
écologiquement neutre. Elle est même au global extrêmement positive quand elle
remplace l’utilisation d’énergies fossiles.
Combustible le
plus utilisé dans nos campagnes il y a quelques dizaines d’années, à travers cheminées, poêles et cuisinières
traditionnels, le bois a été progressivement remplacé par le pétrole, le gaz et
l’électricité, qui ont apporté les premiers le chauffage sans contrainte.
Le bois a évolué
et changé de forme pour permettre la réalisation de poêles ou chaudières
automatiques.
En copeaux ou granulés, le bois devient combustible sans contrainte, toujours
économique et écologique car renouvelable. Il retrouve une place de choix parmi
les énergies de chauffage chez nos voisins européens et se développe maintenant
en France.
Les
pellets : une déclinaison moderne du chauffage au bois
Si le bois est peu à peu
devenu très minoritaire dans nos modes de chauffage, ce n’est pas tant pour une
question de coût que pour une question de facilité de mise en œuvre. Sous sa
forme classique de bûches, il n’autorise pas une automatisation poussée des
installations de chauffage. Les rendements qu’il permet d’obtenir sont
sensiblement plus faibles que ceux des énergies concurrentes. Il nécessite
d’être stocké longtemps pour sécher. Même bien sec, son pouvoir calorifique
reste plus faible que le volume équivalent de charbon ou de fioul et il est donc
encombrant et cher à transporter. Enfin, sa manipulation est physiquement
pénible et au moins quotidienne pour alimenter en continu une installation, ce
qui constitue probablement un inconvénient rédhibitoire dans notre civilisation
qui veut tout, vite et sans efforts !
Outre
la bûche, le bois
de chauffage est maintenant proposé sous d’autres formes qui éliminent un ou
plusieurs des inconvénients cités ci-dessus : sciure, écorce, copeaux,
plaquettes forestières ou industrielles, briquettes reconstituées. Mais pour
éliminer tous les défauts et s’afficher comme un combustible non polluant,
aussi pratique et moins cher que le fioul et le
gaz,
c’est sous forme de granulé (pellet
est le terme anglais utilisé internationalement)
que le bois va reconquérir nos foyers.
Les
pellets sont des granulés cylindriques de 6 ou 8 mm
de diamètre et de 10 à 40 mm de longueur obtenus par compression de sciure et
éventuellement de copeaux, sous produits de scieries ou de menuiseries parfois
difficiles à valoriser. Pour les
pellets destinés
au particulier, seuls les bois naturels sont mis à contribution, excluant
ainsi la
possibilité d’impuretés ou de pollutions qu’apporteraient des bois de rebus.

Les pellets ont une densité
spécifique de
l’ordre de 1.2 (ils coulent dans l’eau !). En quantité, ils ont une densité
apparente de l’ordre de 0.65 (une tonne occupe un volume d’environ 1.5 m3). Leur
taille et leur régularité permet de les convoyer par des moyens mécaniques (vis
sans fin) ou pneumatiques (camion souffleur, aspiration sous vide), ce qui
permet de les transporter et de les livrer pratiquement comme du fioul
domestique. Cela permet également une alimentation en continu et réglable de
la chaudière ce qui limite les interventions manuelles à l’évacuation des
cendres, un nombre limité de fois par an.
Poêles et chaudières au
bois : une
technologie éprouvée et performante

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